Au beau milieu de la mélasse
de la vie, des mensonges plébiscités des Rois et Reines des mondes illusoires,
de l’ignorance bien calculée des peuples de la terre, hier soir, j’ai vu la lumière.
J’ai entendu la lumière. Zapper les écrans télés a souvent du bon et parfois de
l’émerveillement. Les harmonies verdiennes ont soudainement surgi de l’écran et
m’ont scotché sur mon vieux canapé. Je connais sur le bout des doigts le « Requiem »
de Verdi - je l’ai joué à l’âge de 14 ans - et pourtant, hier soir, j’ai
découvert une autre manière de propager et propulser les notes des accords, des
mélodies et des timbres chers à Giuseppe et à son imagination théâtrale
débordante de passions et de profondeurs dans les tréfonds de l’inconscient
collectif. J’ai vu la passion sur le visage des musiciens. J’ai vu la passion
sur le visage des choristes. J’ai vu la passion sur le visage des solistes. J’ai
vu la passion sur le visage, dans les mains et dans les frémissements du corps
tout entier de Teodor Currentzis auquel aucune note, aucune nuance,
aucune intention magique, n’ont échappées. C’était beau. C’était magistral. C’était
envoutant. Et quand s’est éteint dans le pianissimo l’accord final, j’ai
entendu le silence assourdissant que Verdi désirait et n’a pas écrit sur la partition.
De longues minutes de rien - les plus importantes de l’œuvre - se sont écoulées
avant que Teodor ne sorte - dans le silence total - sur la pointe des pieds,
suivi des musiciens, choristes et solistes. Puis, longtemps après - la salle s’est
levée est chacun est rentré chez lui pour dormir et revivre dans son rêve ce
moment unique. Ha ! Si l’on pouvait reproduire ce miracle après l’accord
final de Tristan, le monde alors connaîtrait la volupté et sans doute, en
serait transformé.
Affichage des articles dont le libellé est concert. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est concert. Afficher tous les articles
lundi 6 juillet 2020
vendredi 21 février 2020
le puits au fond du jardin • pitoyable szeps-zainer…
Je rentre de Lyon déçu et très
en colère. Je me faisais une joie d’écouter en salle le Concerto pour piano et
orchestre de Grieg et surtout la 1e Symphonie de Gustav Mahler,
interprétés par l’Orchestre National de Lyon qui, le 8 février dernier, sous la
direction magique et transcendante du chef remplaçant de dernière minute Thomas
Sondergard, a été d’un niveau égal aux plus célèbres orchestres internationaux.
Hier, l’orchestre a retrouvé son nouveau et pitoyable chef titulaire Nicolaj
Szepq-Znaider. Et il est retombé au niveau des fanfares des villages voisins de
Lyon et de Navarre. Et pourtant, j’ai bien reconnu les mêmes musiciens, les
talentueux instrumentistes du 8 février. Ils ont obéi aux ordres d’un
incapable. Cordes inexistantes. Bois d’une laideur dans pareille. Cuivres aux
sonorités forcés, blanches, dénaturés. Cohésion nulle d’un orchestre dépourvu
de chef, où chacun, faute de direction, tentait de s’en tirer dans les meilleures
conditions. J’étais déjà au concert d’ouverture dirigé par le même individu et j’avais
porté la nullité du concert à l’acoustique de l’Auditorium qui est loin d’être
parfaite. Je me suis trompé. Etant à la même place que celle du concert du 8, je
suis obligé de dire que l’acoustique n’y est pour rien. L’Orchestre National de
Lyon s’enlise encore avec ce nouveau chef comme il l’a fait avec Slatkin que je
n’ai jamais pu supporter. C’est orchestre est splendide avec les chefs invités
et c’est désormais dans ces conditions que je prendrai mes places. Il n’est pas
acceptable qu’un orchestre de ce niveau, capable de toutes les merveilles, ne
puisse avoir un chef à la hauteur de sa réputation. Et puis Thibaudet, qui est un grand pianiste, devrait
savoir que Grieg n’est pas Tchaïkovsky ou Bartok. Grieg n’est fait que de
caresses et non de coups de tonnerre et d’éclairs terrifiants.
Comme pour le 8, les musiciens sont venus sur scène avant de débuter le concert pour dénoncer la politique du Roi de France en matière de retraites. Les sifflets ont couvert les applaudissements. La salle macroniste qui n’en a rien à foutre de la musique, n’a eu que ce qu’elle méritait : un joli petit caca. Et s’ils - les macronistes - continuent à huer les musiciens contestataires, ils n’auront plus rien. La musique – la vrai, la seule, la classique – n’est pas le souci premier de l’enfant usurpateur.
Comme pour le 8, les musiciens sont venus sur scène avant de débuter le concert pour dénoncer la politique du Roi de France en matière de retraites. Les sifflets ont couvert les applaudissements. La salle macroniste qui n’en a rien à foutre de la musique, n’a eu que ce qu’elle méritait : un joli petit caca. Et s’ils - les macronistes - continuent à huer les musiciens contestataires, ils n’auront plus rien. La musique – la vrai, la seule, la classique – n’est pas le souci premier de l’enfant usurpateur.
dimanche 9 février 2020
le puits au fond du jardin • l'orchestre national de lyon et thomas sondergard... sublime !
![]() |
| Thomas Sondergard |
J’ai un peu abandonné mes activités
internet parce que hier, j’étais au concert donné par l'Orchestre National de
Lyon, et que se rendre à l’Auditorium de la Part-Dieu en partant d’Odessa
(Texas), mon domicile, n’est pas de tout repos. Mais, pour quelques mesures de
la Symphonie 6 dite « Pathétique » de Tchaïkovski, je suis prêt à
tout, surtout quand elle est jouée avec une telle compétence et un tel amour. C’est
Han-Na Chang, grande et superbe violoncelliste, qui devait diriger. Et j’attendais
ce grand moment : la rencontre de la violoncelliste-cheffe d’orchestre
avec le grand et l’immense Truis Mork – le « o » est barré mais je ne
sais pas comment on fait – qui a joué de 1e Concerto pour violoncelle
de Chostakovitch en première partie. Han-Na Chang n’est pas venu et c’est
Thomas Sondergard – chef du Royal Scottish National Opera – qui l’a remplacée.
Je ne connaissais pas ce chef. Il a été tout simplement magique et a fait sonner
l’ONL comme je l’entends rarement sonner. Sonner dans les fortissimi, les
pianissimi, les presti, les lenti, sonner dans une clarté inouïe. Wouah !
C’était beau, beau de beau, et encore plus beau. J’ai même aimé la Symphonie
Classique de Prokofiev – jouée au tout début -, œuvre qui m’ennuie énormément
et profondément depuis plus de 70 ans. J’adore cet Orchestre National de Lyon
quand il a un grand chef, car ce n’est pas toujours le cas. Quand le courant passe,
il – l’orchestre – est tout simplement sublime, surtout que ses musiciens sont
des grands, des pros, des merveilleux instrumentistes. Mork a été – comme toujours
– à la hauteur de sa réputation. Sondegard a dirigé avec une simplicité
confondante, un esprit de synthèse éblouissant et une invention des lignes
confrontées aux accords avec une intelligence analytique et sensorielle
rarement atteinte, même chez les plus grands. J’ai été comblé et je tiens à l’écrire.
Et je veux ajouter ici toute ma sympathie aux musiciens qui se sont présentés
sur scène, avant de débuter ce concert, pour dénoncer la réforme des retraites
de l’enfant Roi de France. Honte aux quelques pestiférés, tas de merdes bouffés
par des mouches tsé-tsé, qui ont sifflé et contesté la vérité sur la politique
monarchique dictatoriale menée par une bande de prétentieux incapables qu’il
faut conduire au bûcher.
dimanche 17 novembre 2019
le puits au fond du jardin • messiaen par l’orchestre national de lyon...
Cela faisait plus de quarante ans que
je n’avais pas écouté une œuvre de Messiaen, ce super pédagogue qui a formé et
inspiré tant de compositeurs et qui – peut-être en raison des mièvreries
orientales ou du cuicui des oiseaux qu’il inclut souvent dans sa musique – ne
m’a jamais vraiment attiré. Les coups de grosse caisse, la fureur des cuivres,
les effets chewing gum des ondes Martenot, pendant les 75 minutes de cette « Turangalîla-Symphonie »
n’ont pas été de mon goût. Trop de copier coller du Sacre ou de Porgy and Bess,
trop d’effets démodés de mauvais gouts, me laisse à penser, que cet œuvre dite
« monumentale » n’est pas représentative de cet immense musicien
compositeur. Peut importe, je ne réécouterai plus jamais ce tratalaboumboum.
Mais je ne regrette pas d’avoir pris ma place, parce que j’ai retrouvé ce qui
manque souvent à cet orchestre : un chef. Et de plus, c’était une cheffe,
l’immense Susanna Mälkki qui a fait sonner l’Orchestre National de Lyon comme
rarement on l’entend. Et bravo à tous les musiciens qui ont jouer en
super-professionnels et se sont hisser au niveau des plus grands. Superbe
interprétation d’un œuvre totalement démodée.
jeudi 3 octobre 2019
le puits au fond du jardin • les romantiques nuits d’aix-les-bains...
Je n’y étais pas. Je n’y suis plus
depuis longtemps. Je ne me suis jamais inclus dans le cercle des petits
bourgeois aixois et amis qui prétendent aimer la musique et faire de cette ville
morte un lieu de pèlerinage musical international alors que La Côte-Saint-André
– toute proche - a décollé et s’est envolée avec Berlioz et que Sisteron –
presque toute proche – apporte plus de diversité et de qualité dans un cadre
infiniment plus agréable. Aix-les-Bains est une ville sans âme qui n’a plus de
culture depuis une trentaine d’année alors que c’est dans ce lieu même que fut
créé – en langue française – le sommet de l’art lyrique « Tristan et
Isolde » de Richard Wagner. Et pompom sur la cerise, les organisateurs
n’ont rien trouver de mieux que d’engager la fille d’un des anciens maires de la ville,
l’épouse de Renaud Capuçon, la plus inintéressante des journalistes des
chaînescontinuesmacroniennes pour « réciter » - sans aucun humour, le
texte de Francis Blanche écrit pour « Le Carnaval des animaux » de Saint-Saens,
l’inconsistante Laurence Ferrari.
dimanche 29 septembre 2019
j'y étais • une presque perfection technique qui engendre un mortel ennui...
Est-ce que c’est parce que
pour le première fois depuis une quinzaine d’années j’ai pris ma place à
l’orchestre, mon âge et mes jambes ne me permettant plus d’avoir accès aux
premiers rangs du premier balcon, places idéales mais extrêmement dangereuses
d’accès en raison d’une pente vertigineuse avec une marche haute tous les
cinquante centimètres qui nous plonge irrémédiablement dans le vide si on est
pas un jeune sportif averti, le concert d’hier soir de l’Orchestre national de
Lyon a été d’un mortel ennui. Il était l’occasion de la présentation de son
nouveau chef, Nikolaj Szeps-Znaider,
qui a parfaitement battu la mesure uniformément, plus préoccupé par son idée
intérieure que je n’ai pas décelée que par un débridage et une envolée de la
musique comme le veut sa définition. Ouverture de Tannhäuser hachée, sans
attaques ni puissance, Les Quatre Derniers Lieder de Richard Strauss, plats et
fades avec la belle voix de la soprano Genia Kühmeier, étouffée entre les
violons et le chef dont on entendait que quelques bribes et « Une Vie de
Héros » du même Richard Strauss, débitée dans une certaine confusion avec
un violon solo rockeur qui n’avait même pas une belle sonorité. Mais les cors –
ah les cors ! – ont été encore terriblement fabuleux.
Quant va-t-on détruire cet épouvantable auditorium mortuaire ? La Part-Dieu est en pleine reconstruction. C’est le moment...
Quant va-t-on détruire cet épouvantable auditorium mortuaire ? La Part-Dieu est en pleine reconstruction. C’est le moment...
dimanche 28 avril 2019
j'y étais • la splendeur de wolfgang amadeus mozart...
Pour mon dernier concert de
la saison à l’auditorium de la Part-Dieu (Lyon), le très jeune chef d’orchestre
Klaus Mäkelä, 23 ans, la presque tout aussi jeune bassoniste Sophie Dartigalongue
– ancienne des jeunes de l’Orchestre national de Lyon, aujourd’hui basson solo
à l’Opéra de Vienne – et l’Orchestre national de Lyon ont restitué le génie de
Mozart comme je l’ai rarement entendu, avec une confondante simplicité, une
respiration apaisante, un ton enjoué et une analyse subtile de la partition.
Mozart est décidément bien LE génie de la composition musicale avec Wagner et
Bach et sa Musique funèbre maçonnique en ut mineur KV477 et son Concerto pour
basson en si bémol majeur KV191 programmés hier soir en sont un témoignage
bouleversant. Si la Symphonie n°10 en mi mineur op93 de Dmitri Chostakovich est
passé comme une lettre à la poste, c’est le jeune chef à su, dans une maîtrise
absolue, mettre les liens nécessaires pour une cohésion plausible à cette œuvre
peu agréable qui n’est pas du tout de mon goût. J’ose : Chostakovitch est
le Berlioz français. Tous deux se seraient rendus plus utiles en ouvrant une
boucherie-charcuterie ou en conduisant les trains. Rien que pour Mozart et ces deux jeunes
artistes fabuleux...
Dois-je redire à quel point
les escaliers en pente vertigineuse pour accéder à sa place sont dangereux sans
cette salle, d’autant que la moitié des spectateurs sont des personnes âgées.
Hier encore une dame âgée est tombée et a dû être évacuée par les pompiers.
Ici, les rampes n’existent pas....
dimanche 10 mars 2019
j'y était • le désastre d’un compositeur sans talent...
Hier soir, j’étais donc à
l’Auditorium de la Part Dieu pour ce « Roméo et Juliette » de
Berlioz, par l’Orchestre national de Lyon. Je passe sur la direction angoissée
et angoissante à la gestique répétitive d’Altinoglu. Je passe sur l’intervention
éclair – 3 ou 4 minutes sur 1h50 - de Gubisch – mezzo-soprano – et Beuron –
ténor -. Je passe sur l’endormissement du violon solo. Et avant de ne pas
passer, je félicite l’excellence de l’orchestre, la magnifique prestation du
chœur et la présence admirable de Soar – basse – qui a permis de donner au dix
dernières minutes – sur 1h50 – une couleur à ce concert. Par contre je ne passe
pas sur l’extrême nullité, sur le monument d’ennui, qu’est l’œuvre de Berlioz,
qui me confirme définitivement que ce grand farceur n’a rien d’un compositeur.
Rien... vraiment rien ! Même pas la « Fantastique »...
dimanche 30 septembre 2018
7 octobre 2018, 11h • concert où je joue du cor (saxhorn) alto en mi bémol...
Chapelle de Brison les Oliviers
Dimanche 7 octobre 2018
11h
MUSIQUE DE CHAMBRE
Baroque
Roland de Lassus (1532-1594)
Mon coeur se recommande à vous
Giovanni Giacomo Gastoldi
(1550-1622)
Caccia d’amore
Henri Purcell (1659-1695)
Bourrée
Johann Sebastian Bach
(1685-1750)
Musette
F_l_ût_e_,_
_h_a_u_t_b_o_i_s_ _e_t_ _c_o_r_ _e_n_ _m_i_ _b_ém_o_l_ _
Joseph Bodin de Boismortier
(1685-1765)
Concerto en la mineur
Allegro-Largo-Allegro
3_ _f_l_ût_e_s_ _e_t_ _f_l_ût_e_
_a_l_t_o_ _
Carl Philipp Emanuel Bach
(1714-1788)
Duo en mi mineur
Andante-Allegro
F_l_ût_e_ _e_t_
_v_i_o_l_o_n_ _
Michel Corrette (1707-1795)
Sonate en mi mineur
« Les amusements d’Apollon chez
le Roi Admète »
Allegro
F_l_ût_e_ _e_t_
_c_l_a_v_e_c_i_n_ _o_b_l_i_g_é _
Sonate en mi
mineur
« Les
amusements d’Apollon chez le Roi Admète »
Allegro
F_l_ût_e_
_e_t_ _c_l_a_v_e_c_i_n_ _o_b_l_i_g_é _
Joseph
Bodin de Boismortier (1685-1765)
Sonate en sol
mineur
Adagio-Presto
3_ _f_l_ût_e_s_
_e_t_ _b_a_s_s_e_ _c_o_n_t_i_n_u_e_ _
Georg
Philipp Telemann (1681-1767)
Sonate en Fa
majeur
Vivace-Largo-Allegro
F_l_ût_e_
_e_t_ _b_a_s_s_e_ _c_o_n_t_i_n_u_e_ _
John
Loeillet (1680-1730)
Sonate en si
mineur
Sicilliano
Affettuoso-Allegro
2_ _f_l_ût_e_s_
_e_t_ _b_a_s_s_e_ _c_o_n_t_i_n_u_e_ _
Johann
Sebastian Bach (1685-1750)
Sonate en trio
en Sol majeur
Largo-Vivace-Adagio-Presto
F_l_ût_e_,_
_v_i_o_l_o_n_ _e_t_ _b_a_s_s_e_ _c_o_n_t_i_n_u_e_ _
Flûtes
François
Abrassart
Isabelle
Aelbrecht
Stéphanie
Bonnardel
Sabine
Curtelin
Bruno Dargent
Angélique Déhu
Agathe Deutsch
Elise Deutsch
Geneviève
Legros
Hautbois
Marie-Aimée
Laurent
Cor en mi bémol
Hervé Gallien
Violons
Laetitia
Chabrier
Marie-Claude
Naves
Violoncelle
baroque
Nelly Lessard
Clavecin
Simone Painchault
Inscription à :
Articles (Atom)









