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lundi 6 juillet 2020

le puits au fond du jardin • j’ai entendu la lumière… j’ai vu le silence….




Au beau milieu de la mélasse de la vie, des mensonges plébiscités des Rois et Reines des mondes illusoires, de l’ignorance bien calculée des peuples de la terre, hier soir, j’ai vu la lumière. J’ai entendu la lumière. Zapper les écrans télés a souvent du bon et parfois de l’émerveillement. Les harmonies verdiennes ont soudainement surgi de l’écran et m’ont scotché sur mon vieux canapé. Je connais sur le bout des doigts le « Requiem » de Verdi - je l’ai joué à l’âge de 14 ans - et pourtant, hier soir, j’ai découvert une autre manière de propager et propulser les notes des accords, des mélodies et des timbres chers à Giuseppe et à son imagination théâtrale débordante de passions et de profondeurs dans les tréfonds de l’inconscient collectif. J’ai vu la passion sur le visage des musiciens. J’ai vu la passion sur le visage des choristes. J’ai vu la passion sur le visage des solistes. J’ai vu la passion sur le visage, dans les mains et dans les frémissements du corps tout entier de Teodor Currentzis auquel aucune note, aucune nuance, aucune intention magique, n’ont échappées. C’était beau. C’était magistral. C’était envoutant. Et quand s’est éteint dans le pianissimo l’accord final, j’ai entendu le silence assourdissant que Verdi désirait et n’a pas écrit sur la partition. De longues minutes de rien - les plus importantes de l’œuvre - se sont écoulées avant que Teodor ne sorte - dans le silence total - sur la pointe des pieds, suivi des musiciens, choristes et solistes. Puis, longtemps après - la salle s’est levée est chacun est rentré chez lui pour dormir et revivre dans son rêve ce moment unique. Ha ! Si l’on pouvait reproduire ce miracle après l’accord final de Tristan, le monde alors connaîtrait la volupté et sans doute, en serait transformé.  

vendredi 21 février 2020

le puits au fond du jardin • pitoyable szeps-zainer…




Je rentre de Lyon déçu et très en colère. Je me faisais une joie d’écouter en salle le Concerto pour piano et orchestre de Grieg et surtout la 1e Symphonie de Gustav Mahler, interprétés par l’Orchestre National de Lyon qui, le 8 février dernier, sous la direction magique et transcendante du chef remplaçant de dernière minute Thomas Sondergard, a été d’un niveau égal aux plus célèbres orchestres internationaux. Hier, l’orchestre a retrouvé son nouveau et pitoyable chef titulaire Nicolaj Szepq-Znaider. Et il est retombé au niveau des fanfares des villages voisins de Lyon et de Navarre. Et pourtant, j’ai bien reconnu les mêmes musiciens, les talentueux instrumentistes du 8 février. Ils ont obéi aux ordres d’un incapable. Cordes inexistantes. Bois d’une laideur dans pareille. Cuivres aux sonorités forcés, blanches, dénaturés. Cohésion nulle d’un orchestre dépourvu de chef, où chacun, faute de direction, tentait de s’en tirer dans les meilleures conditions. J’étais déjà au concert d’ouverture dirigé par le même individu et j’avais porté la nullité du concert à l’acoustique de l’Auditorium qui est loin d’être parfaite. Je me suis trompé. Etant à la même place que celle du concert du 8, je suis obligé de dire que l’acoustique n’y est pour rien. L’Orchestre National de Lyon s’enlise encore avec ce nouveau chef comme il l’a fait avec Slatkin que je n’ai jamais pu supporter. C’est orchestre est splendide avec les chefs invités et c’est désormais dans ces conditions que je prendrai mes places. Il n’est pas acceptable qu’un orchestre de ce niveau, capable de toutes les merveilles, ne puisse avoir un chef à la hauteur de sa réputation. Et puis Thibaudet, qui est un grand pianiste, devrait savoir que Grieg n’est pas Tchaïkovsky ou Bartok. Grieg n’est fait que de caresses et non de coups de tonnerre et d’éclairs terrifiants.

Comme pour le 8, les musiciens sont venus sur scène avant de débuter le concert pour dénoncer la politique du Roi de France en matière de retraites. Les sifflets ont couvert les applaudissements. La salle macroniste qui n’en a rien à foutre de la musique, n’a eu que ce qu’elle méritait : un joli petit caca. Et s’ils - les macronistes - continuent à huer les musiciens contestataires, ils n’auront plus rien. La musique – la vrai, la seule, la classique – n’est pas le souci premier de l’enfant usurpateur.
  
  

dimanche 9 février 2020

le puits au fond du jardin • l'orchestre national de lyon et thomas sondergard... sublime !


Thomas Sondergard


J’ai un peu abandonné mes activités internet parce que hier, j’étais au concert donné par l'Orchestre National de Lyon, et que se rendre à l’Auditorium de la Part-Dieu en partant d’Odessa (Texas), mon domicile, n’est pas de tout repos. Mais, pour quelques mesures de la Symphonie 6 dite « Pathétique » de Tchaïkovski, je suis prêt à tout, surtout quand elle est jouée avec une telle compétence et un tel amour. C’est Han-Na Chang, grande et superbe violoncelliste, qui devait diriger. Et j’attendais ce grand moment : la rencontre de la violoncelliste-cheffe d’orchestre avec le grand et l’immense Truis Mork – le « o » est barré mais je ne sais pas comment on fait – qui a joué de 1e Concerto pour violoncelle de Chostakovitch en première partie. Han-Na Chang n’est pas venu et c’est Thomas Sondergard – chef du Royal Scottish National Opera – qui l’a remplacée. Je ne connaissais pas ce chef. Il a été tout simplement magique et a fait sonner l’ONL comme je l’entends rarement sonner. Sonner dans les fortissimi, les pianissimi, les presti, les lenti, sonner dans une clarté inouïe. Wouah ! C’était beau, beau de beau, et encore plus beau. J’ai même aimé la Symphonie Classique de Prokofiev – jouée au tout début -, œuvre qui m’ennuie énormément et profondément depuis plus de 70 ans. J’adore cet Orchestre National de Lyon quand il a un grand chef, car ce n’est pas toujours le cas. Quand le courant passe, il – l’orchestre – est tout simplement sublime, surtout que ses musiciens sont des grands, des pros, des merveilleux instrumentistes. Mork a été – comme toujours – à la hauteur de sa réputation. Sondegard a dirigé avec une simplicité confondante, un esprit de synthèse éblouissant et une invention des lignes confrontées aux accords avec une intelligence analytique et sensorielle rarement atteinte, même chez les plus grands. J’ai été comblé et je tiens à l’écrire. Et je veux ajouter ici toute ma sympathie aux musiciens qui se sont présentés sur scène, avant de débuter ce concert, pour dénoncer la réforme des retraites de l’enfant Roi de France. Honte aux quelques pestiférés, tas de merdes bouffés par des mouches tsé-tsé, qui ont sifflé et contesté la vérité sur la politique monarchique dictatoriale menée par une bande de prétentieux incapables qu’il faut conduire au bûcher.    

dimanche 17 novembre 2019

le puits au fond du jardin • messiaen par l’orchestre national de lyon...




Cela faisait plus de quarante ans que je n’avais pas écouté une œuvre de Messiaen, ce super pédagogue qui a formé et inspiré tant de compositeurs et qui – peut-être en raison des mièvreries orientales ou du cuicui des oiseaux qu’il inclut souvent dans sa musique – ne m’a jamais vraiment attiré. Les coups de grosse caisse, la fureur des cuivres, les effets chewing gum des ondes Martenot, pendant les 75 minutes de cette « Turangalîla-Symphonie » n’ont pas été de mon goût. Trop de copier coller du Sacre ou de Porgy and Bess, trop d’effets démodés de mauvais gouts, me laisse à penser, que cet œuvre dite « monumentale » n’est pas représentative de cet immense musicien compositeur. Peut importe, je ne réécouterai plus jamais ce tratalaboumboum. Mais je ne regrette pas d’avoir pris ma place, parce que j’ai retrouvé ce qui manque souvent à cet orchestre : un chef. Et de plus, c’était une cheffe, l’immense Susanna Mälkki qui a fait sonner l’Orchestre National de Lyon comme rarement on l’entend. Et bravo à tous les musiciens qui ont jouer en super-professionnels et se sont hisser au niveau des plus grands. Superbe interprétation d’un œuvre totalement démodée.   

jeudi 3 octobre 2019

le puits au fond du jardin • les romantiques nuits d’aix-les-bains...

Je n’y étais pas. Je n’y suis plus depuis longtemps. Je ne me suis jamais inclus dans le cercle des petits bourgeois aixois et amis qui prétendent aimer la musique et faire de cette ville morte un lieu de pèlerinage musical international alors que La Côte-Saint-André – toute proche - a décollé et s’est envolée avec Berlioz et que Sisteron – presque toute proche – apporte plus de diversité et de qualité dans un cadre infiniment plus agréable. Aix-les-Bains est une ville sans âme qui n’a plus de culture depuis une trentaine d’année alors que c’est dans ce lieu même que fut créé – en langue française – le sommet de l’art lyrique « Tristan et Isolde » de Richard Wagner. Et pompom sur la cerise, les organisateurs n’ont rien trouver de mieux que d’engager la fille d’un des anciens maires de la ville, l’épouse de Renaud Capuçon, la plus inintéressante des journalistes des chaînescontinuesmacroniennes pour « réciter » - sans aucun humour, le texte de Francis Blanche écrit pour « Le Carnaval des animaux » de Saint-Saens, l’inconsistante Laurence Ferrari.       

dimanche 29 septembre 2019

j'y étais • une presque perfection technique qui engendre un mortel ennui...




Est-ce que c’est parce que pour le première fois depuis une quinzaine d’années j’ai pris ma place à l’orchestre, mon âge et mes jambes ne me permettant plus d’avoir accès aux premiers rangs du premier balcon, places idéales mais extrêmement dangereuses d’accès en raison d’une pente vertigineuse avec une marche haute tous les cinquante centimètres qui nous plonge irrémédiablement dans le vide si on est pas un jeune sportif averti, le concert d’hier soir de l’Orchestre national de Lyon a été d’un mortel ennui. Il était l’occasion de la présentation de son nouveau chef, Nikolaj Szeps-Znaider, qui a parfaitement battu la mesure uniformément, plus préoccupé par son idée intérieure que je n’ai pas décelée que par un débridage et une envolée de la musique comme le veut sa définition. Ouverture de Tannhäuser hachée, sans attaques ni puissance, Les Quatre Derniers Lieder de Richard Strauss, plats et fades avec la belle voix de la soprano Genia Kühmeier, étouffée entre les violons et le chef dont on entendait que quelques bribes et « Une Vie de Héros » du même Richard Strauss, débitée dans une certaine confusion avec un violon solo rockeur qui n’avait même pas une belle sonorité. Mais les cors – ah les cors ! – ont été encore terriblement fabuleux.

Quant va-t-on détruire cet épouvantable auditorium mortuaire ? La Part-Dieu est en pleine reconstruction. C’est le moment...

dimanche 28 avril 2019

j'y étais • la splendeur de wolfgang amadeus mozart...



Pour mon dernier concert de la saison à l’auditorium de la Part-Dieu (Lyon), le très jeune chef d’orchestre Klaus Mäkelä, 23 ans, la presque tout aussi jeune bassoniste Sophie Dartigalongue – ancienne des jeunes de l’Orchestre national de Lyon, aujourd’hui basson solo à l’Opéra de Vienne – et l’Orchestre national de Lyon ont restitué le génie de Mozart comme je l’ai rarement entendu, avec une confondante simplicité, une respiration apaisante, un ton enjoué et une analyse subtile de la partition. Mozart est décidément bien LE génie de la composition musicale avec Wagner et Bach et sa Musique funèbre maçonnique en ut mineur KV477 et son Concerto pour basson en si bémol majeur KV191 programmés hier soir en sont un témoignage bouleversant. Si la Symphonie n°10 en mi mineur op93 de Dmitri Chostakovich est passé comme une lettre à la poste, c’est le jeune chef à su, dans une maîtrise absolue, mettre les liens nécessaires pour une cohésion plausible à cette œuvre peu agréable qui n’est pas du tout de mon goût. J’ose : Chostakovitch est le Berlioz français. Tous deux se seraient rendus plus utiles en ouvrant une boucherie-charcuterie ou en conduisant les trains.  Rien que pour Mozart et ces deux jeunes artistes fabuleux...

Dois-je redire à quel point les escaliers en pente vertigineuse pour accéder à sa place sont dangereux sans cette salle, d’autant que la moitié des spectateurs sont des personnes âgées. Hier encore une dame âgée est tombée et a dû être évacuée par les pompiers. Ici, les rampes n’existent pas....

dimanche 10 mars 2019

j'y était • le désastre d’un compositeur sans talent...


















Hier soir, j’étais donc à l’Auditorium de la Part Dieu pour ce « Roméo et Juliette » de Berlioz, par l’Orchestre national de Lyon. Je passe sur la direction angoissée et angoissante à la gestique répétitive d’Altinoglu. Je passe sur l’intervention éclair – 3 ou 4 minutes sur 1h50 - de Gubisch – mezzo-soprano – et Beuron – ténor -. Je passe sur l’endormissement du violon solo. Et avant de ne pas passer, je félicite l’excellence de l’orchestre, la magnifique prestation du chœur et la présence admirable de Soar – basse – qui a permis de donner au dix dernières minutes – sur 1h50 – une couleur à ce concert. Par contre je ne passe pas sur l’extrême nullité, sur le monument d’ennui, qu’est l’œuvre de Berlioz, qui me confirme définitivement que ce grand farceur n’a rien d’un compositeur. Rien... vraiment rien ! Même pas la « Fantastique »...   

dimanche 30 septembre 2018

7 octobre 2018, 11h • concert où je joue du cor (saxhorn) alto en mi bémol...


  

Chapelle de Brison les Oliviers
Dimanche 7 octobre 2018
11h
MUSIQUE DE CHAMBRE
Baroque

Roland de Lassus (1532-1594)
Mon coeur se recommande à vous
Giovanni Giacomo Gastoldi (1550-1622)
Caccia d’amore
Henri Purcell (1659-1695)
Bourrée
Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Musette
F_l_ût_e_,_ _h_a_u_t_b_o_i_s_ _e_t_ _c_o_r_ _e_n_ _m_i_ _b_ém_o_l_ _

Joseph Bodin de Boismortier (1685-1765)
Concerto en la mineur
Allegro-Largo-Allegro
3_ _f_l_ût_e_s_ _e_t_ _f_l_ût_e_ _a_l_t_o_ _

Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788)
Duo en mi mineur
Andante-Allegro
F_l_ût_e_ _e_t_ _v_i_o_l_o_n_ _

Michel Corrette (1707-1795)
Sonate en mi mineur
« Les amusements d’Apollon chez le Roi Admète »
Allegro
F_l_ût_e_ _e_t_ _c_l_a_v_e_c_i_n_ _o_b_l_i_g_é _

Corrette (1707-1795)
Sonate en mi mineur
« Les amusements d’Apollon chez le Roi Admète »
Allegro
F_l_ût_e_ _e_t_ _c_l_a_v_e_c_i_n_ _o_b_l_i_g_é _

Joseph Bodin de Boismortier (1685-1765)
Sonate en sol mineur
Adagio-Presto
3_ _f_l_ût_e_s_ _e_t_ _b_a_s_s_e_ _c_o_n_t_i_n_u_e_ _

Georg Philipp Telemann (1681-1767)
Sonate en Fa majeur
Vivace-Largo-Allegro
F_l_ût_e_ _e_t_ _b_a_s_s_e_ _c_o_n_t_i_n_u_e_ _

John Loeillet (1680-1730)
Sonate en si mineur
Sicilliano Affettuoso-Allegro
2_ _f_l_ût_e_s_ _e_t_ _b_a_s_s_e_ _c_o_n_t_i_n_u_e_ _

Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Sonate en trio en Sol majeur
Largo-Vivace-Adagio-Presto
F_l_ût_e_,_ _v_i_o_l_o_n_ _e_t_ _b_a_s_s_e_ _c_o_n_t_i_n_u_e_ _



Flûtes
François Abrassart
Isabelle Aelbrecht
Stéphanie Bonnardel
Sabine Curtelin
Bruno Dargent
Angélique Déhu
Agathe Deutsch
Elise Deutsch
Geneviève Legros

Hautbois
Marie-Aimée Laurent

Cor en mi bémol
Hervé Gallien

Violons
Laetitia Chabrier
Marie-Claude Naves

Violoncelle baroque
Nelly Lessard

Clavecin
Simone Painchault