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samedi 16 novembre 2019

vu à travers le tube • l’injustesse des mots...


Ce sont les déclarations d’Alain Finkielkraut sur le viol qui montrent bien l’état de la France et sa déviance vers l’impossibilité de s’exprimer. Les mots ne veulent dire que ce qu’on veut bien leur faire dire. Les mots ne sont pas une science exacte. Les mots vivent selon leur lien et ceux qui suivent mes « mots en lien » de tous les jours en savent quelque chose. Si je dis j’ai faim, ai-je dit que mon estomac était vide ou ai-je dit que j’ai soif de justice ou ai-je dit que j’ai hâte de satisfaire mon désir de retrouver Isolde ou ai-je dit... ? Personne ne sais ce que j’ai dit et très souvent même pas moi. Ma certitude ce ne sont pas les mots. Ce sont les ressentis qui en disent plus que les milliards+ de mots ânonnés chaque jour du sombre idiot au pervers politique. Aussi, quand je vois quatre godillots vouloir traîner en justice le vieux philosophe parce qu’il aurait fait un plaidoyer pour le viol, ce qui est faux bien évidemment, je me dit que le monde d’aujourd’hui est tombé encore plus bas que le saoulard effondré dans les catacombes du métro parisien, pire que Hyde qui aurait perdu à tout jamais son ombre Jekyll.

vendredi 7 juin 2019

vu à travers le tube • mesdames, c’est le moment...


Pour les fanatiques de #porc ou de #too c’est le moment. Les femmes sont insultées publiquement aujourd’hui et en direct à la télé. Au lieu de vociférer contre Finkielkraut qui aurait dit qu’il n’aimait pas voir des femmes jouer au foot alors qu’il n’a rien dit parce que quand il parle on ne comprend rien, c’est le moment pour les femmes qui veulent être respectées de manifester en bloquant dès ce midi le cours central de Roland-Garros puisque les organisateurs n’ont rien trouver de mieux que de le réserver à ces messieurs –viriles et séduisantes vedettes – en reléguant à l’annexe les deux demi-finales féminines. Amélie Mauresmo – pour qui j’ai toujours eu beaucoup de sympathie – est la seule à se révolter : « La programmation des demi-finales féminines de demain à Roland-Garros est une honte pour notre tournoi ! Tout le monde est d’accord sur le fait que le match du jour est Federer/Nadal. Mais quel message envoyons-nous en prenant la décision de mettre les deux demi-finales femmes à 11h00 sur les courts 2 et 3 du stade ?! Aucun match féminin sur le central ! C’était pourtant simple d’ouvrir le Lenglen en plus du Chatrier et de faire les 2 matchs de femmes à 13h suivis des deux matchs d’hommes ! Et rembourser si nécessaire ceux qui ne voulaient plus de leurs billets… ». Mesdames, c’est le moment, c’est le jour idéal pour manifester votre haine de la société. Courez toutes à Roland-Garros et occupez le cours central jusqu’au renversement de la situation : la lumière pour les dames, l’ombre pour les messieurs.