Affichage des articles dont le libellé est arte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est arte. Afficher tous les articles

dimanche 2 août 2020

vu à travers le tube • la jeune et le vieux…

Il y a deux ou trois jours, le « 28 minutes » d’Arte invitait une jeune athlète unijambiste qui parallèlement à ses performances s’est donnée pour mission de traquer tous les conducteurs âgés pour leur faire payer l’accident dont elle a été victime. Elle a en effet été renversée par une auto mobile conduite par une personne âgée de 94 ans - si j’ai bien compris - et elle y a perdu une jambe. Je serais bien étonné si l’on me disait que les dizaines de conducteurs qui toutes les nuits entre 1 heure et 4 heures du matin font du rodéo sous mes fenêtres et prennent le boulevard du centre-ville à plus de 100 kms/h sont âgés de plus de 90 ans. Et si elle avait été renversée par une jeune conductrice de 23 ou 24 ans et enceinte, ferait-elle la chasse à toutes les jeunes femmes enceintes qui conduisent ? Cette personne n’aime pas les vieux parce qu’à son âge elle ne sait pas qu’elle deviendra vieille, ridée et toute moche, comme la mère du Roi de France, celle qu’il a épousée. Arte, qui n’est pas la plus stupide télé du monde, devrait, en réponse à cette émission contre le droit à la vieillesse, proposer une émission sur la conduite de la jeunesse dans certains quartiers et en caméra cachée. Quant à l’athlète à une jambe, il serait bon pour elle - et pour les vieux - qu’elle consulte. La psychanalyse est un remède universel pour les excès ou les absences de la pensée et surtout pour les idées toutes faites.  

  

jeudi 20 décembre 2018

le puits au fond du jardin • miroir hitchcockien, ce soir sur arte…


La maison de Norman Bates

La maison de Laura Palmer


Début d’un cycle hitchcockien, ce soir sur Arte, face à la débilité Lapixienne qui convoque sur France 2 l’inévitable et lamentable doublure de Mariano. 20h55, L’Inconnu du Nord-Express (1951), 22h35, Une femme disparaît (1938), 0h10, le documentaire de Kent Jones (2015), Hitchcock/Truffaut. Soirée Arteienne impossible à manquer avec deux chefs-d’œuvre qui annoncent les trois sommets du maître, Psychose, Vertigo et Marnie. Ici le suspens – réussi – n’est que prétexte à la dissection de la pensée humaine qui, soumise à son environnement, ne peut atteindre la liberté, sauf si elle opère son inévitable retour en arrière où là-bas, se trouvent les solutions. Hitchcock a lu Freud et en a suivi le cheminement. Et en revisitant l’intégralité du maître, on voit à quel point il a influencé Lynch qui, en employant une technique plus moderne reproduit les certitudes d’Hitchcock et Freud confondus – la maison de Laura Palmer n’est-elle pas celle de Norman Bates ? – et explore la démarche psychanalytique admirablement explorée et disséquée dans Twin Peaks et en particulier dans la saison 3. Si on s’arrête ce soir sur Arte, il est impossible de dire que la télé c’est n’importe quoi.