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vendredi 22 mai 2020

anniversaire • le compositeur allemand, richard wagner, aurait 207 ans aujourd’hui




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"Einsam in trüben Tagen"; LOHENGRIN; (Bayreuth 1953); Richard Wagner

Eleanor Steber--Elsa
Joseph Keilberth--conductor
Orchester der Bayreuther Festspiele

1953

Quintet from Act III of Wagner's "Die Meistersinger von Nürnberg." Karita Mattila (Eva), Jill Grove (Magdalene), Ben Heppner (Walther), Matthew Polenzani (David), James Morris (Sachs). Production: Otto Schenk. Conductor: James Levine. 2001

Richard Wagner - PARSIFAL - "Nur eine Waffe taugt"

 

Parsifal: Peter Hofmann
Conductor: James Levine
Chor und Orchester der Bayreuther Festspiele Bayreuth,

July & August 1985

TRISTAN UND ISOLDE Richard Wagner, 1865 Act II Liebesnacht (Love Duet)

Tristan: Siegfried Jerusalem
Isolde: Waltraud Meier
Conductor: Daniel Barenboim
Director: Heiner Müller

Bayreuth, 1995


Autres anniversaires…

mercredi 20 mai 2020

vu à travers le tube • onfray perdu dans son petit monde…


Plusieurs députés, y compris dans la majorité godillotte, ont plaidé mardi soir pour une réouverture rapide des bars et restaurants. Moi aussi je plaide pour cette cause vitale. Moi aussi parce que je les fréquente assidûment et qu’ils sont pour mon ventre est mon psychisme ma source de vie avec Freud, Wagner, Hitchcock, Lynch et Dumont. Et puis, qui pourrait comprendre qu’on ré-ouvre les églises et les mosquées qui ne devraient même pas exister parce qu’aucun Dieu n’a jamais existé et qu’on laisse fermés des lieux de vie, de rencontres, de cordialités, de plaisirs sensitifs qui donnent un peu de lumière dans un monde fabriqué de gris de toutes formes, de toutes tailles, de toutes nuances allant souvent jusqu’au noir le plus obscur ?

Onfray, le pseudo-philosophe qui une trouille monstre de Freud dont il ferait bien de suivre la thérapie, lance la revue « Front populaire » qui a pour objectif de faire cohabiter et « débattre » les extrêmes. Wouah ! Les extrêmes étant identiques, je ne vois pas ce qu’ils pourraient s’apporter. Au lieu d’essayer de soigner l’humanité, l’homme ferait mieux de se soigner. Et puis, cette initiative n’est-elle pas le plus sûr moyen de faire diversion ? Pendant ce temps, le Roi de France poursuit son œuvre de destruction, au menton et à la barbe de tous et surtout d’Onfray perdu dans son petit monde.  

jeudi 27 février 2020

vu à travers le tube • noyade définitive…

On est noyé. On se noie. On nous attaque par le haut et par le bas. On nous écrase sur la droite et sur la gauche. Il y avait la police du Roi de France. Il avait les caprices du Roi de France. Il y avait les délires du Roi de France. Il y avait le mépris du Roi de France.  Il y avait la perversité et le vice des MeTooBalanceTonPorciennes. Il y a toujours ces trucs-machins mais il y a en plus Cornélius, le virus de Corona qui veut absolument nous exterminer. On est dans la merde. Et c’est tant mieux parce que c’est là que beaucoup – la quasi-totalité – vont enfin commencer à penser et à regretter. L’humanité ne mérite pas autre chose que de crever dans des conditions atroces. Après la fin, il n’y aura plus de Rois, plus d’hommes qui violent les femmes, plus de femmes qui font chier les hommes, plus de femmes qui pondent sans raison, plus d’enfants qui bousillent nos vies, plus de sexe, plus de Dieux, plus d’unions consenties ou non, plus de play-listes crades sur France Inter, plus d’Hanouna dans les écrans télés. Vous, c’est votre problème mais moi, j’aurai été heureux d’avoir connu Freud, Wagner, Hitchcock et Lynch. Et grâce à eux, ma vie aura été totalement et heureusement remplie.  

vendredi 14 février 2020

vu à travers le tube • balkany, césar, wagner…


Dame Balkany assure et assume le show dont aucune télé ne se prive. Elle et son mari ne sont que les victimes d’une société ingrate qui refuse leur générosité, leur humour et leur joie de vivre. Les voleurs deviennent les héros. Les menteurs restent les plus enviés et les plus admirés. La direction de l’Académie des César a démissionné collectivement. Une autre direction va la remplacer et ne n’est pas la parité qui va la crédibiliser. A quand celle de Cannes ? A quand celle des Oscars ? A quand la démission de tout ce qui juge, de tout ce qui compare, de tout ce qui donne des récompenses ? Quand je regarde les Cesar ou Cannes, je vois d’abord ce à quoi ce genre de cérémonies se doit d’être encore en vie : le cul et les seins de dames de tous âges, dont une majorité bien flétrie, sur un tapis rouge et qui sont là pour la chose et pour débiter – si on leur prête le micro – rien ou des inepties dont elles n’ont même pas honte. Et dans vingt, trente ou quarante ans, ces mêmes dames vont courir les journaux ou les hanounas télévisés pour crier haut et fort qu’elles ont été déshonorées. Être actrices ou acteurs ce n’est pas séduire les faibles d’esprit, c’est bien jouer pour faire bien rêver. Hier je me suis fâché avec une amie facebookienne parce qu’elle a mis un « Grrr » à ma publication concernant l’anniversaire de la mort de Richard Wagner. Je n’aurais jamais dû – selon elle – mentionner ce sinistre personnage qui aurait dû être pendu après avoir été fouetté jusqu’au sang pour l’antisémitisme qui a été le moteur de sa vie. Désolé pauvre femme malade, le centre de la vie de Wagner a été son génie implacable pour la composition musicale et pour la poésie. Rien d’autre, et moi, ça me suffit.     

jeudi 13 février 2020

anniversaire • le compositeur allemand, richard wagner, nous a quittés il y a 137 ans aujourd’hui




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Richard Wagner, "Vieles lehrtest du, Mime"; SIEGFRIED

 

Wolfgang Windgassen--Siegfried
Paul Kuën--Mime J
oseph Keilberth—conductor
 Orchester der Bayreuther Festspiele

1953

"DIE WALKURE"; Act III; Final Scene; Richard Wagner

 

Hans Hotter--Wotan
Astrid Varnay-Brünnhilde
Joseph Keilberth--conductor
Orchester der Bayreuther Festspiele

1955

"Ewig war ich"; SIEGFRIED; Richard Wagner

 

Kirsten Flagstad--soprano
Set Svanholm--tenor
Géorges Sebstian--conductor
Philharmonia ORchestra

1951


Autres anniversaires…

jeudi 2 janvier 2020

anniversaire • création du « vaisseau fantôme », opéra de richard wagner, il y a 177 ans aujourd’hui




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Richard Wagner, Le Vaisseau fantôme

Dietrich Fischer-Dieskau (The Dutchman)
Gottlob Frick Daland (Norwegian sea captain)
Fritz Wunderlich (Daland’s steersman)
Marianne Schech (Senta, Daland’s daughter)
Chor der Deutschen Staatsoper Berlin
Staatskapelle Berlin
Franz Konwitschny (conductor)


Autres anniversaires…

samedi 19 octobre 2019

anniversaire • création de « tannhäuser », opéra de richard wagner, il y a 174 ans aujourd’hui




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Richard Wagner, Tannhäuser (ouverture)

Herbert von Karajan, direction

Richard Wagner's TANNHÄUSER

 Conductor: Kirill Petrenko
Production: Romeo Castellucci

Klaus Florian Vogt (Tannhäuser)
Christian Gerhaher (Wolfram von Eschenbach)
Elena Pankratova (Venus)
Bayerisches Staatsorchester

Recorded on 9 July 2017 for STAATSOPER.TV at Nationaltheater, Munich.

Richard Wagner, Tannhäuser (Act 2, Dich, teure Halle) –

Gwyneth Jones (Elisabeth)
Director. Colin Davis

Bayreuth Festival luglio 1978

Alexia Cousin: "Dich teure Halle" Elisabeth - Tannhäuser - Wagner

Autres anniversaires...

dimanche 29 septembre 2019

j'y étais • une presque perfection technique qui engendre un mortel ennui...




Est-ce que c’est parce que pour le première fois depuis une quinzaine d’années j’ai pris ma place à l’orchestre, mon âge et mes jambes ne me permettant plus d’avoir accès aux premiers rangs du premier balcon, places idéales mais extrêmement dangereuses d’accès en raison d’une pente vertigineuse avec une marche haute tous les cinquante centimètres qui nous plonge irrémédiablement dans le vide si on est pas un jeune sportif averti, le concert d’hier soir de l’Orchestre national de Lyon a été d’un mortel ennui. Il était l’occasion de la présentation de son nouveau chef, Nikolaj Szeps-Znaider, qui a parfaitement battu la mesure uniformément, plus préoccupé par son idée intérieure que je n’ai pas décelée que par un débridage et une envolée de la musique comme le veut sa définition. Ouverture de Tannhäuser hachée, sans attaques ni puissance, Les Quatre Derniers Lieder de Richard Strauss, plats et fades avec la belle voix de la soprano Genia Kühmeier, étouffée entre les violons et le chef dont on entendait que quelques bribes et « Une Vie de Héros » du même Richard Strauss, débitée dans une certaine confusion avec un violon solo rockeur qui n’avait même pas une belle sonorité. Mais les cors – ah les cors ! – ont été encore terriblement fabuleux.

Quant va-t-on détruire cet épouvantable auditorium mortuaire ? La Part-Dieu est en pleine reconstruction. C’est le moment...

jeudi 1 août 2019

vu à travers le tube • propositions pour une réforme des prisons...


Comme je l’ai écrit hier, Steve a eu peur d’un papillon de nuit est s’est jeté à l’eau sous le coup de la frayeur. Et en écrivant ceci – hier – je pensais que la gentille police avec son bel uniforme n’aurait jamais fait un coup pareil. Mais, ce matin, j’apprends qu’un gendarme s’est moqué de la mort de Steve. C’est peut-être que porter un uniforme n’est pas signe de gentillesse et que Steve a bien été assassiné. Et voilà que deux prisonniers, dans deux prisons françaises – l’un dans l’une, l’autre dans l’autre –, préparaient un attentat. Wouah ! Chapeau ! On peut tout faire dans les prisons. Les prisons sont des hôtels de luxe qui fonctionnent avec nos impôts. Et si on revenait au cachot sans fenêtre, aux boulets aux pieds, au pain et à l’eau, à la suppression des douches et des toilettes ? On pourrait, après quelques semaines, faire sortir de ce lieu pas très agréable les volontaires qui souhaiteraient acquérir la connaissance de soi – d’abord – puis des choses qui nous entourent et qui nous enrichissent – ensuite -. Tous les jours une séance d’analyse  freudienne puis l’apprentissage de l’écriture, du calcul, de l’élocution et de la musique – j’ai bien écrit la musique - , avec apprentissage du solfège puis analyse précise des œuvres de Bach, Wagner et Berg. Vous vous rendez compte ? Tous les prisonniers sortiraient de prison en possession de toutes les connaissances approfondies sur sa propre vie mais aussi sur celles des autres, morts et vivants et pourraient chanter intégralement et sans aucune erreur, la Passion selon Saint-Jean, Tristan et Isolde et Wozzeck. Il me semble que jamais un godillot politique n’a fait une telle proposition !

vendredi 26 juillet 2019

anniversaire • création de « parsifal » opéra de richard wagner, il y a 137 ans aujourd’hui




Richard Wagner's PARSIFAL (Scène finale)

Conductor: Kirill Petrenko
Bayerisches Staatsorchester
Jonas Kaufmann (Parsifal),
Christian Gerhaher (Amfortas),
Nina Stemme (Kundry),
René Pape (Gurenmanz)

Recorded on 8 July 2018 for STAATSOPER.TV at Nationaltheater, Munich.

Wagner: Parsifal Act 1 / Hans Knappertsbusch (Bayreuth 1957)

Amfortas: George London
Titurel: Arnold van Mill
Gurnemanz: Josef Greindl
Parsifal: Ramón Vinay
Klingsor: Toni Blankenheim
Kundry: Martha Mödl
Chor und Orchester der Bayreuther Festspiele
Knappertsbusch, direction

Festspielhaus, Bayreuth, 1957

Jon Vickers: Wagner - Parsifal, 'Amfortas! Die Wunde!'



Le 26 juillet 1882, il y a 137 ans aujourd’hui, était créé à Bayreuth l’opéra – festival scénique sacré – de Richard Wagner, « Parsifal »...







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mercredi 22 mai 2019

anniversaire • le compositeur allemand, richard wagner, aurait 206 ans aujourd’hui




"Notung! Notung! Neidliches Schwert"; SIEGFRIED; Richard Wagner

Lauritz Melchior--Siegfried
Albert Coates--conductor
London Symphony Orchestra
1929

"Einsam in trüben Tagen"; Lohengrin; Richard Wagner

 

Birgit Nilsson--Soprano

Eugen Jochum--Conductor

Orchester der Bayreuther Festspiele

1954

 

 
WAGNER - Tristan und Isolde: Prelude & Liebestod (Furtwängler/Flagstad)

 

 
"Wesendonck Lieder"; Richard Wagner

 

 

Christa Ludwig--Mezzo-soprano

Otto Klemperer--Conductor

Phiharmonia Orchestra

1962

 

 
Richard Wagner - Love Duet from Tristan & Isolde (Act II) "O sink hernieder, Nacht der Liebe"

 

Ludwig Suthaus (tenor)

Kirsten Flagstad (soprano)

Philharmonia Orchestra

Conductor: Wilhelm Furtwängler

Year of recording: 1952 (studio)

 

   

Le 22 mai 1813, il y a 206 ans aujourd’hui, naissait à Leipzig le compositeur allemand Richard Wagner ...







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mercredi 15 mai 2019

le puits au fond du jardin • terriblement impressionnant...




Le spectacle est pendant le spectacle, mais aussi bien avant et aussi bien après. Les musiciens, les choristes, les machinistes et tout le personnel de la maison se retrouvent à la cafétéria-restaurant, espace gigantesque, lieu de passage obligé – presque- pour ceux qui travaillent et pour ceux qui viennent admirer leur travail. Et, une fois encore, nous nous sommes retrouvés – l’autre je est la femme qui m’ac-compagne  depuis bientôt vingt années -  en ces lieux magiques où nous retrouvons la sérénité de la vie telle que nous la concevons. Le Deutche Oper Berlin donnait Lohengrin, cet opéra magique, délicat, pur noble et sublime, celui qui a donné à Wagner son envolé pour les hauteurs jamais atteintes comme Le Ring, Tristan et Parsifal, mais aussi Les Maîtres chanteurs. Pour la première fois nous avons tenté le premier rang de l’orchestre, à trois mètre à peine du chef d’orchestre et nous avons connu le double enchantement : voir et entendre l’œuvre de l’intérieur et jouer et chanter avec les acteurs.  Terriblement impressionnant !  Comme à son habitude, le chef titulaire du poste, celui à qui on ne peut pas en compter, Donald Runnicles, a été le héros de la soirée : cohésion, sonorités envoutantes, nuances, précisions et volupté. Et dans son impressionnant sillon, je ne peux que citer l’extraordinaire mezzo Anna Smirnova – Ortrud – qui a fait trembler les murs de Berlin par une puissance vocale hors-norme, un jeu de scène et une maîtrise du métier époustouflante. Je veux bien accorder les mêmes privilèges à son idiot de mari Friedrich von Telramund qui ne serait rien sans sa sorcière et au Roi Heinrich der Vogler. L’excellente Camilla Nyrund – Elsa von Brabant – a chanté avec toute la finesse et la fragilité de la femme coupable qui ne peut tenir sa langue et sa curiosité et qui connaît la compassion, ce sentiment qui détruit le monde. Mais, elle a quelque peu été gênée par son partenaire d’un soir, Daniel Johansson - Lohengrin -, qui a été pitoyable, insupportable et nullissime : voix craquante, aigus criés et très faux en continuité. Et j’ajouterai qu’il se tenait sur scène comme un homme qui monte à l’échafaud alors qu’il est censé être un héros de lignée royale et dictatoriale en tant que fils de Parsifal – un autre dictateur -. Il faisait pitié à voir dans ce qui aurait dû être son entrée majestueuse, affublée de deux ailes d’anges – même pas d’un cygne – qu’il posait à terre quand il sentait venir son mal de dos. Il a complètement gâché le troisième acte d’autant que son cygne – je pense qu’il y en avait un – n’est pas revenu à son identité première, Gottfried, le frère d’Elsa, héritier du trône. Le rideau s’est baissé sur Elsa étant allée chercher dans les coulisses le cadavre d’un marmot de trois mois enveloppé dans des langes. Et comme il s’agit d’un problème affectant le metteur en scène, je préfère m’abstenir. En fait, et c’est ça la pensée humaine, j’ai oublié. Je ne me souviens que du transcendant. Et là, à Berlin, au Deutche Oper, lors de cette soirée, le transcendant émanant de Runnicles et de sa troupe était pur transcendant.

Je suis donc de retour. J’ai retrouvé la médiocrité, la saleté, le mépris, l’injustice, le vomi. En arrivant chez moi, j’ai ouvert la télé et j’ai vu dans l’écran un enfant pervers qui se penchait sur deux cadavres. Il leur disait qu’ils étaient des héros. L’enfant aliéné ne sait toujours pas que le métier de militaire, c’est de se battre et de mourir. Et ces deux-là avaient fait ce choix. Les héros, ils étaient à Berlin, sur la scène du Deutche Oper...     

samedi 13 avril 2019

le puits au fond du jardin • quelques mots avant de sortir en ville...




Ce puits pour tenter de répondre aux derniers écrits de mon ami facebookien Jean Claude D. avec lequel je suis souvent d’accord et pas d’accord. Il semble logique – il semble - que pour cohabiter sur cette terre les crapauds doivent se fondre dans un groupe appelé société afin de faire semblant de vivre avec un semblant de cohésion entre chacune de ces choses baveuses dont pas une n’a la même conception de vie. Moi-même, je m’oblige à vivre à l’intérieur de cette association bâtarde que l’on appelle France, parce que j’ai besoin de l’électricité qui est à un prix vertigineux pour faire fonctionner mon ordinateur et faire tourner mes vinyles où j’écoute en boucle les voix de Tebaldi et de Del Monaco. C’est bien là, la seule vertu que je concède à la société. Jamais – jamais – la démocratie a été inventée parce que je ne connais personne – à part moi – qui veut vraiment de ce régime. Il suffirait pourtant d’observer au microscope l’état physique de ceux qui n’ont rien à manger, de ceux qui ont des cancers, de ceux qui sont alcooliques ou drogués, de ceux qui sont cons comme des manches à balaies, observer aussi l’état psychique de 99,99% de la population  et d’établir une liste de conseils qui pourrait éventuellement après 40 ou 50 années d’essai, devenir des lois non définitives qui consisteraient simplement à établir une base de conduite pour tous et qui générerait les autres principes pour ceux qui sont privilégiés parce qu’ils ne sont pas nés au même endroit, parce qu’ils n’ont pas eu de parents ignobles, parce qu’ils ont eu cette petite lumière qui les a coupés de la société pour pouvoir agir en toute liberté à travers leur violon d’Ingres. Si toutes les lois étaient basées sur la misère du crapaud humain et non sur celui qui a amassé du fric en volant ou en assassinant son voisin – je ne vois pas comment on peut amasser du fric autrement – le monde deviendrait simple et on aurait pas à se préoccuper d’un milliard de choses qui ne servent absolument à rien. Ce que mes misérables parents et la misérable école que j’ai prétendu fréquenter ne m’ont pas appris, c’est que la terre appartient à tout le monde et que personne – personne – ne peut s’arroger de droit d’être propriétaire. La seule et unique chose qui nous appartient, c’est nous-même. Et ce que je crois, c’est que même Tebaldi et Del Monaco, quel que soit leur immense génie, ne sont que des petits riens sans importance par rapport à ce que je suis : moi et que moi. Je suis obligé d’arrêter ici. Je sors. Je vais en ville, chez Fanny, prendre un café avec mes amis Freud, Hitchcock, Wagner et Lynch. Si vous n'avez pas tout compris, tranquillisez-vous. Moi non plus... quoi que...   

lundi 1 avril 2019

vu à travers le tube • l’enfant maquillé...


Il semblerait que l’enfant soit fatigué même excédé d’avoir à supporter son entourage qui ne comprend rien. Et comme il veut rester enfant pour satisfaire sa maman et pour cacher ses rides, il se maquille comme une pensionnaire des Folies bergères, comme s’il voulait prouver que la France est bien un cirque glorieux, grâce à ses clowns, qu’il n’est pas en capacité de maîtriser. Attention aux lions et autres mammifères qu’il a encagés ! Dernière preuve de sa dépression, la nomination de trois godillots soumis, au gouvernement. Si l’enfant a épouser sa mère, il a renier son père, un hollandais légendaire qui tente de se venger. Personne ne sait où tout cela va nous mener mais il est sûr que ce n’est pas vers la lumière. Mais peut-on reconnaître la lumière lorsque l’on est crapaud baveux ? Il serait temps peut-être de re-poser ses pieds sur terre et accepter de constater que la belle herbe verte est devenue une gigantesque déchèterie puante et hideuse. On en revient toujours au même. Il ne suffit pas de savoir lire, écrire, et compter – quand on le sait ! -, il faut aussi acquérir la capacité d’être soi. Et c’est beaucoup plus difficile. Et pour cela, il ne reste que ce qui est rejeté : Freud et en complément, Hitchcock, Wagner et Lynch.