mercredi 13 mai 2020

anniversaire • le ténor roumain, ludovic spiess, aurait 82 ans aujourd’hui






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Ludovic Spiess sings "E lucevan le stelle" from Tosca by Giacomo Puccini

Ludovic Spiess interpretând “Celeste Aida” din opera “Aida” de Giuseppe Verdi.

 Ludovic Spiess sings "Di rigori armato" from Der Rosenkavalier by Richard Strauss

Ludovic Spiess sings "Vois ma misère, hélas!" from Samson et Dalila by Camille Saint-Saens

Romanian Opera Chorus
Romanian Opera Orchestra
Constantin Petrovivi, Conductor



Autres anniversaires…

vu à travers le tube • médecins, taisez-vous !


Comment et quand fera-t-on taire cette foule de médecins qui affirme tout et son contraire en envahissant les radios et les écrans télé avec la complicité perverse et sournoise des journalistes et des animateurs ? La spécialisation en la matière ne donne aucun droit supplémentaire et attise l’incompréhension et la confusion. Lui sait. L’autre pas, même si lui ne sait pas plus que l’autre et même si lui est l’autre et l’autre, lui. Puisque personne ne sait, on change de sujet. C’est comme si on donnait le moindre crédit au critique musical. Si on écoutait leurs avis, la musique en serait restée au stade de bien avant Monteverdi. Les révolutionnaires - Bach, Mozart, Schubert, Debussy, Wagner, Boulez - seraient toujours dans le placard à sorcières. Les critiques ont fait/font un mal considérable à la musique qui avance, innove et tente d’être témoin de notre temps. Voyez l’ignoble forumopéra.com où sévit Sylvain Fort, le complice du Roi de France et Bachelot, la plus grosse dinde de la basse-cour où picorent les rédacteurs et leurs lecteurs complètement idiots. Dans leur délire insensé, ils se persuadent qu’ils les seuls à détenir la vérité. Moi, je la détiens. Wagner est le seul compositeur ; Wang est la seule pianiste. Oui, c’est bien ma vérité et il ne peut y en avoir aucune autre puisque l’autre n’existe pas. Il n’est que le fruit de ma pensée trop active. C’est pourquoi il est indigne d’affirmer tout comme il est indigne de ne pas le faire. Ce qui me rassure dans cet imbroglio de pensées absentes de pensées, c’est que l’homme n’est rien. Il n’est qu’un tas de chair à saucisses soumis au pouvoir des exécrables pervers politiciens, des Dieux manipulateurs et d’un Virus malin qui s’est fait si petit qu’il en est invisible et qui peut ainsi manœuvrer les corps et les esprits selon son humeur et selon la jouissance qu’il prend à décimer les crapauds baveux qui habitent cette terre plate comme une crêpe déchiquetée.  

mardi 12 mai 2020

In memoriam • cahiers du cinéma . éric rhomer, la colllectionneuse (1966)




CAHIERS DU CINEMA
N°188, mars 1967

Jean-Louis Comolli, Jean-Louis Ginibre, rédacteurs en chef



LES AFFINITES SELECTIVES

LA COLLECTIONNEUSE, film d’Eric Rhomer
Rome Paris Films, 1966

Avec Haydée Politoff, Patrick Bauchau, Daniel Pommereulle, Seymour Hertzberg, Mijanou Bardot…

Critique de Claude-Jean Philippe

Le hasard des lectures et des visions fait bien les choses. Peu après avoir vu « La Collectionneuse » cette phrase m’est tombée sous les yeux. Je cite – qu’on ne m’en veuille pas – sachant bien que ce genre de correspondance présente de fortuit, et par là, sans doute de précieux : « J’espère que l’homme saura adopter à l’égard de la nature une attitude moins hagarde que celle qui consiste à passer de l’adoration à l’horreur. Que, tourné avec une curiosité d’autant plus grande vers elle, il parviendra à penser ce que pensait d’un de ses contemporains Goethe lorsqu’il disait : « Ai-je pour Wieland de l’amour ou de la haine ? Je ne sais. Au fond je prends part à lui. »

Est-ce du Rhomer ? Il n’y manquerait même pas la référence à Goethe. Non, c’est du Breton, celui de « L’Amour fou ». Etrange rencontre. Car enfin, le sujet de « La Collectionneuse » est là tout entier. 



Haydée s’identifie à la nature. Son nom est écrit en vert au générique. Alors que Daniel est en jaune (« un certain jaune ») et Adrien en bleu. Dès lors, le premier prologue revêt un sens primordial, Haydée longeant la mer, déliant les apparences de sa démarche égale qui révèle en unifiant. Le front de mer se découvre semblable, inscrit sur la page d’aube, bleue et grise, le front de la jeune fille enferme je ne sais quel secret.

Tout est neuf en ces images limitées de l’antique. Nul sentiment d’adoration ni d’horreur. C’est-à-dire absence d’un érotisme, au moins immédiat. C’est le ton de l’éloge, mais qui n’exulte pas. Le découpage ne vise qu’à préciser le sentiment d’admiration : nœuds des genoux, saillie des omoplates, finesse, grain de la peau. Beauté du tout comme de la partie précieusement cernée. A première vue, c’est l’enfance de l’art, l’enfance du regard. Mais c’est une enfance retrouvée au bout du raffinement et de l’épure.



Donc, Rhomer nous donne d’emblée le regard juste. Dès les premières images, l’œuvre est dénouée, c’est-à-dire heureuse. Il lui reste à se nourrir d’inquiétudes, mais sans se départir de cette première et souveraine vision. « L’homme de la rue et le philistin, écrit Rohmer, vouent à la beauté un culte dont l’on a tort de mésestimer la ferveur. C’est avec la culture, souvent, que débute l’indifférence ». Daniel et Adrien, produits ultimes de notre civilisation et de notre culture, entrent en scène. Rhomer leur propose Haydée comme objet de connaissance. Mais il se propose, les ayant précédés, de poursuivre également sa recherche. Ayant connu, il s’agit de reconnaître.

Mais alors, en pleine lucidité, chaque instant entraîne désormais sa nuance et son risque. C’est l’admirable de ce film, la fluidité de ces relations mi-inventées, mi-vécues, dont Rhomer se plait à nouer et dénouer les fils. Faut-il voir de la perversité dans ce plaisir ? Non, mais un souci de supérieure franchise. Il y a un charme du jeu auquel nous sommes tous sensibles. Le jeu fausse les relations. Il les dénature mais en même temps il les enrichit et les révèle. L’important n’est pas le jeu mais le joueur et le niveau auquel il situe son risque. On ne peut que louer Rhomer d’avoir choisi Adrien, Daniel, Haydée, tous trois d’aussi belle venue et de leur avoir laissé toutes leurs chances. La part qu’il prend à leurs jeux, n’est pas de complaisance ni même de complicité, elle est de pur et simple intérêt. 



Intérêt, attention, qui font défaut précisément à Daniel et Adrien. Esprits de haute volée, réellement intelligents et réfléchis, ils n’échappent pas au mal contemporain, cette dilatation de la conscience et cette incapacité où elle se trouve de sortir d’elle-même. L’accès à la réalité lui semble refusé. Je ne m’explique pas autrement cette soif pathétique, chez les intellectuels ; de s’abîmer dans le réel par le truchement de la politique (Sartre) ou de l’érotique (Klossowski). Adrien et Daniel sont fascinés par le vide, le rien, la participation totale. Mais ils n’y parviennent guère. Voilà pourquoi essentiellement. Ils ne peuvent connaître Haydée. Daniel, le barbare, tente de forcer l’accès. Il couche avec elle. Adrien le dandy, nourrit ses incertitudes sans se résoudre à franchir le seuil. Mais, l’agressivité du premier et le jeu du second restent sans effet. Haydée demeure insaisissable.  Leur définition même est le jugement qu’elle entraîne : « C’est une collectionneuse… L’idée de collection est contre l’idée de pureté » ne lui conviennent pas exactement. Haydée n’est ni collectionneuse, ni objet de collection. Catégories connues et finalement tranquillisantes. Ce qu’elle cherche, à l’en croire, est très simple et très difficile : « Avoir des rapports possibles et normaux avec les gens ». Ce que Daniel et Adrien, naturellement, ne veulent ni entendre, ni comprendre. Leur regard est faussé. Il appuie trop. Il se refuse à l’évidence. Haydée offre une surface trop lisse, opaque et transparente, offerte et refusée. Si bien que le dénouement ardemment recherché par les deux garçons, sous les apparences de la désinvolture, se change en crispation fébrile. (« Que font les personnages ? Ils se grattent », m’a dit Rhomer.) Observez leurs tremblements, le doigt d’Adrien glissant sur la jambe d’Haydée, Daniel frappant le sol spasmodiquement. Rage de ne point sentir, de ne point voir, alors qu’il suffirait… il suffirait au fond de consentir. Admettre que le sourire d’Haydée ne signifie rien d’autre que son éclat. Refuser d’interpréter, c’est-à-dire de mimer intérieurement la conduite de l’autre. Consentir à l’étrangeté. De satisfaire de l’immédiat, du présent. C’est-à-dire, au fond, devenir cinéaste. Car, avec « La Collectionneuse », continue par d’autres voies la réflexion du « Celluloïd et du marbre ». Le cinéaste possède sur les autres artistes l’inappréciable privilège de ne pouvoir douter de la réalité. Eric Rhomer s’énorgueuillit de ce privilège. Il accepte de tendre au monde et aux êtres le « pur miroir » de l’objectif. Pureté esthétique autant que morale. Il y a dans « La Collectionneuse » une volonté d’ascèse qui apparaît plus nette encore à chaque vision. Une volonté de vérifier au plus près la chose même en la cernant sans aucun biais possible dans l’équilibre d’un cadre fait pour la contenir, elle est rien d’autre. Volonté austère, presque janséniste, dans ce film dédié par ailleurs aux jeux de la lumière sur la libre splendeur des corps. Mouvement de retrait, mouvement d’adhésion nullement contradictoires. « Les arts, dit Goethe, sont le plus sûr moyen de se dérober au monde ; les arts sont le plus sûr moyen de s’unir avec lui.

C-J. P.



anniversaire • le compositeur français, gabriel fauré, aurait 174 ans aujourd’hui




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Sous la direction de Mikko Franck, l'Orchestre philharmonique de Radio France joue la suite d'orchestre de Pelléas et Mélisande de Fauré. Concert enregistré en direct le 5 octobre 2018 à la Grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris.

Gabriel Fauré, Requiem for soprano and baritone, mixed chorus, organ

Chen Reiss (soprano),
Matthias Goerne (baritone)
Orchestre de Paris
Paavo Jarvi (conductor)

Gabriel Fauré, Après un rêve op7 n°1

Adrien Boisseau, alto

Autres anniversaires…

vu à travers le tube • une fin annoncée…


L’école devrait être exclusivement l’apprentissage de l’analyse, de la contestation/contradiction et du choix qui en résulte. Et en annexe, évidemment, l’art et ses expressions sensorielles, la lecture, l’écriture et le calcul. L’histoire éventuellement si elle est incluse dans une matière définie comme « politiques et sociétés ». Où l’on voit donc que l’on est complètement à côté. Et voilà pourquoi la question n’a jamais été aussi cruciale : quel sens donné à cette décision du Roi de France de rouvrir les écoles pour les jeunes enfants qui ne seront même pas libres de leurs mouvements dans un lieu qui devrait être par excellence un lieu de liberté ? Un enfant privé de ses mouvements et contraint à une discipline incompréhensible et totalement illogique n’est plus un enfant. Il n’est plus qu’une marionnette manœuvrée et violentée par des adultes pas encore sortis du ventre maternel. Voyez-vous le film du petit garçon ou de la petite fille qui devra aller faire pipi accompagné par le concierge ou l’homme à TOUT faire ? Si personne n’y voit le danger, l’homme taré naturellement est vraiment devenu une bête dans son image la plus monstrueuse.  Si l’école publique est excellente quant à sa définition première, son contenu et sa manière de l’ébranler sont devenus un étrange fantasme anesthésiant qui propulse le monde dans ses derniers retranchements et sa fin annoncée.   

lundi 11 mai 2020

anniversaire • le chef d’orchestre russe et autrichien, kirill petrenko, a 48 ans aujourd’hui



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Richard Wagner's PARSIFAL, prélude

Conductor: Kirill Petrenko
Bayerisches Staatsorcheste

Richard Wagner's TANNHÄUSER, ouverture

Conductor: Kirill Petrenko
Production: Romeo Castellucci Recorded

21 May 2017, .Staatsoper Berlin

Kirill Petrenko - Shostakovich 7


Autres anniversaires…

vu à travers le tube • stop ! stop ! stop !


La loi dictatoriale - dictatoriale comme toutes les lois - sur l’état d’urgence sanitaire n’a pas été promulguée par le Conseil constitutionnel. Donc, en attendant, nous sommes libres, libres comme le renard de la Fontaine et profitons en avant de se retrouver poules dans le poulailler. Si-beth fume à tout va et en direct à la télé. Cela affine heureusement sa belle image de bécasse niaise. Pour la 3496e fois, une voix sur France Inter m’a dit de filer à la salle de bains pour me laver les mains pendant 3 minutes et 50 secondes et de recommencer cette délicate opération 78 fois par jour. Me prendrait-on pour un débile taré vivotant dans un ventre femelle ? Stop aux conseils en tous genres avant que je ne pique ma crise de nerfs !  

dimanche 10 mai 2020

anniversaire • la soprano turque, leyla gencer, nous a quittés il y a 18 ans aujourd’hui




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Leyla Gencer - Ecco l'orrido campo - Ballo in maschera - Verdi - 1961

Oliviero de Fabritiis, direction

 

 
Gencer "Ritorna vincitor" Aida - Verone 1966

 

 
D'amor sull'ali rosee (Il Trovatore) 1957 - Verdi

 

Leonora - Leyla Gencer
Manrico - Mario del Monaco

 

Autres anniversaires…

vu à travers le tube • avant ou après ? passé ou futur ?


Il y a toujours un avant et un après, jamais un instant présent. Nous sommes dans le passé ou dans le futur - comment le savoir ? - jamais dans le présent ou dans l’instant. Aujourd’hui serait - selon la loi stupide inscrite dans la stupidité des lois - le dernier jour. Le dernier jour de quoi ? Nous étions en prison. Allons-nous en sortir ? Sommes-nous si bête et si naïf pour croire une telle bêtise, une telle naïveté une telle stupidité ? Nous entrons dans l’ère future des dictatures dures après avoir connu dans le passé les dictatures déguisées. Notre vigilance ne doit pas être envers Corne à Virus qui n’aura été qu’un simple divertissement avec beaucoup de morts. ce qui n’est qu’une habitude si nous tournons nos regards vers les démunis qui vivent sous des toits en papier quand ils en ont, et si nous osons jeter un œil vers l’Afrique, vers tous ces pays soumis à des religions et à des dictateurs copains-copains avec le Roi de France, cet enfant immature qui a usurpé le trône par les effets magiques de sa perversité, ce qui est entièrement de la faute de la France puisqu’elle ne cesse de se courber devant des Rois, étant dans l’incapacité de s’assumer. Demain, personne ne sait ce qu’il sera. Alors cessez vos voyances stupides et indécentes, cessez de voir ce que vous regardez, cessez de croire les beaux parleurs qui, à part leur langue, ont rien dans le cerveau et rien non plus ailleurs.

samedi 9 mai 2020

anniversaire • la soprano suédoise, anna-sofie von otter a 65 ans aujourd’hui




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“Pi” by Kate Bush (arr. Kyle Sanna; NY Premiere).

Brooklyn Rider ·
Johnny Gandelsman, Violin ··
Colin Jacobsen, Violin ··
Nicholas Cords, Viola ··
Michael Nicolas, Cello

Anne Sofie von Otter, Mezzo-Soprano

The performance footage was captured on October 13, 2016 in Zankel Hall.


 Anne Sofie von Otter - Offenbach - La Périchole - 'Je suis grise' - 2001


Richard Wagner: Wesendonck-Lieder

Anne Sofie von Otter, mezzo-soprano.
Orchestre du Capitole de Toulouse
Marc Minkowski, direction

Enregistré en 2013.

Richard Strauss, Le Chevalier à la Rose (présentation de la Rose)

Anne Sophie von Otter (Octavian)
Barbara Bonney (Sophie).
Carlos Kleiber, direction



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